CENTRE DE FORMATION
Bruno, quel est ton objectif avec le centre de formation cette saison ?
« L’objectif principal reste de faire progresser les joueuses et de renforcer les passerelles avec l’équipe
professionnelle. Aujourd’hui, nos quatre joueuses de troisième année évoluent quotidiennement avec le
groupe professionnel, aussi bien lors des entraînements que des matchs.
Nous souhaitons désormais permettre aux joueuses de première et deuxième années de côtoyer
davantage ce groupe à l’entraînement. Nous espérons également que certaines d’entre elles auront
l’occasion de participer à un ou deux matchs au cours de la saison. »
Qu’est-ce qui différencie l’accompagnement d’une joueuse du centre de formation ?
« Les jeunes joueuses sont encore en phase d’apprentissage et ne maîtrisent pas nécessairement tous les
systèmes de jeu ni tous les dispositifs. Nous devons les considérer comme des diamants bruts qu’il faut
progressivement façonner.
Notre objectif est de les préparer à évoluer en priorité avec notre équipe professionnelle, mais
également de leur donner les outils nécessaires pour s’adapter à différents dispositifs et répondre aux
attentes de n’importe quel entraîneur. »
Tu es responsable du centre de formation, mais également entraîneur adjoint de Sébastien
Mizoule. Qu’implique cette double fonction ?
« Cette double fonction présente un véritable avantage : les joueuses du centre de formation font
pleinement partie du projet de l’équipe professionnelle. C’est une volonté forte du club.
Je peux ainsi suivre leur progression au quotidien, les accompagner individuellement et transmettre à
Sébastien toutes les informations utiles les concernant. En parallèle, je travaille à ses côtés sur le projet
offensif de l’équipe professionnelle, dont il me délègue une partie. Ces deux rôles sont donc
complémentaires et permettent d’assurer une réelle continuité entre le centre de formation et le
groupe professionnel. »
Quelles sont tes ambitions pour cette saison et quels pièges faudra-t-il éviter ?
« Le principal piège serait de vouloir gagner toutes les compétitions sans tenir compte de la réalité de
notre effectif, qui reste plus réduit que celui de certains concurrents. Nous croyons énormément au
potentiel de notre centre de formation et les jeunes joueuses auront un véritable rôle à jouer cette
saison, mais nous devons conserver des objectifs cohérents.
En championnat, nous aimerions faire au moins aussi bien que la saison dernière. En Coupe d’Europe,
franchir au minimum un tour constituerait une très belle expérience pour le groupe.
La Coupe de France pourra également permettre de donner du temps de jeu aux joueuses qui en
auront moins en championnat et d’intégrer progressivement certaines jeunes. Les ambitions sont
1importantes pour le club, mais elles doivent rester en adéquation avec les ressources dont nous
disposons. »
Selon toi, qu’est-ce qui fait la force du centre de formation de l’OGC Nice Handball ?
« Notre première force est d’avoir pu structurer le centre de formation selon une vision commune avec
Sébastien. Chaque entraîneur et chaque responsable possède sa propre approche. De notre côté, nous
tenions notamment à disposer d’un préparateur physique spécifiquement dédié au centre de formation
afin de proposer un véritable travail individualisé aux joueuses.
Notre philosophie repose également sur une intégration rapide au groupe professionnel. Nous ne leur
imposons pas immédiatement une obligation de résultat, mais plutôt une obligation de moyens : elles
doivent tout mettre en œuvre pour progresser et se donner les meilleures chances de réussir.
Enfin, lorsqu’elles rejoignent le groupe professionnel, ce n’est pas simplement pour compléter l’effectif.
Elles doivent pouvoir prendre une part active au projet. Cette saison, Whitney et Isabella en sont de très
bons exemples : elles ont pleinement participé à la vie du groupe et ont réellement contribué au
collectif. »
Au-delà du handball, les joueuses construisent également leur avenir professionnel. Qu’implique
leur accompagnement sur les plans scolaire, éducatif et socioprofessionnel ?
« Le projet de vie occupe une place essentielle dans notre accompagnement. Les joueuses doivent
répondre à des exigences sportives importantes et nous leur demandons parfois beaucoup,
notamment parce qu’elles sont rapidement intégrées au groupe professionnel. Mais leur parcours ne
peut pas se limiter au handball.
Je suis donc attentif au bon déroulement de leur scolarité, aux aménagements mis en place et aux
relations avec leurs établissements. J’ai la chance d’accompagner des joueuses globalement autonomes,
qui parviennent à gérer leur parcours scolaire. Mon rôle consiste à suivre leur évolution et à intervenir
dès qu’une difficulté nécessite un accompagnement particulier. »